Trois raisons de parler d'émotions en coaching

par Louis-Samuel Jacques le 22 mars 2024 00:00:00

<span id="hs_cos_wrapper_name" class="hs_cos_wrapper hs_cos_wrapper_meta_field hs_cos_wrapper_type_text" style="" data-hs-cos-general-type="meta_field" data-hs-cos-type="text" >Trois raisons de parler d'émotions en coaching</span>

Juste avant d’entrer dans notre sujet, j’ai démarré une démarche sur Instagram sur laquelle nous avons commencé à mettre du contenu original chaque semaine.

Pour me coller au thème de la semaine, voici les sentiments qui m'habitent : 

  • Surpris, vulnérable et inconfortable devant la nouveauté - ça faisait longtemps que je n'avais rien fait d'aussi loin de ma zone de confort.

  • Excité devant la nouveauté et le défi que ça représente.

  • Amusé parce que nous avons déjà réussi à parler de leadership en utilisant des lasers.

  • Fier et énergisé de parler de leadership avec pertinence sur une autre plateforme pour rejoindre du nouveau monde, d'une nouvelle façon.

  • Dans l’espoir que ce soit aussi pertinent que je voudrais que ce le soit.

C’est ici si vous voulez me suivre.


De retour à notre programme.

J’ai longtemps cru que parler d’émotions était impertinent, à la limite de l’ésotérisme. Durant mon enfance, Comment tu te sens avec ça? était une sorte de running gag pour personnifier une intervention psychologique du dimanche - et déclencher les rires.

Par training et maintenant par expérience, je reconnais la valeur de parler d’émotions. Pourquoi? Voici trois raisons.

Accélérer le changement

Revenons d’abord à la base. S’il n’y avait pas de changement, et s’il n’y avait pas de besoin de changement, il n’y aurait pas besoin de leaders.

Or, le coaching est un des outils les plus précieux des leaders. La nature de notre travail, en situation de coaching, est d’aider la personne à changer quelque chose - ce qu’elle pense, ce qu’elle fait, et/ou ce qu’elle est - pour évoluer favorablement dans le changement qui survient ou vers le changement que la personne souhaite créer.

Or, les émotions créent souvent de la distorsion dans la compréhension des situations et des actions à poser. Ces distorsions s’amenuisent quand la personne prend conscience de ses propres émotions.

Incarner empathie, vulnérabilité et écoute

Inviter à nommer ses émotions, c’est de l’écoute active incarnée, ça génère de l’empathie, et c’est aussi une façon de mettre de la vulnérabilité en pratique.

Ces trois composantes sont utiles à notre travail de leader et de coach.

Ça n’a pas besoin d’être compliqué ni d’être long. Par exemple, on peut :

  • inviter la personne à nommer ses émotions du moment ou encore dans une situation passée ou future (ex. : Comment tu te sens, à l’idée de rencontrer un client anglophone pour la première fois?).

  • nommer les émotions qu’on observe et valider si notre compréhension est bonne (ex. : On dirait que tu te sens coupable, est-ce que c’est le cas? ou encore Est-ce que c’est de la tristesse ou de la colère?).

  • nommer des émotions pour explorer une situation (ex. : Tu vas maintenant prendre la direction de ton équipe… de quoi as-tu peur, et à quoi as-tu hâte?).

Accéder aux valeurs

C’est aussi une façon de comprendre ce que la personne valorise, parfois inconsciemment.

  • La peur est typiquement associée à la perception d’un risque de perdre quelque chose qu’on valorise.

  • La colère et la tristesse surviennent généralement quand on perd quelque chose qu’on valorise.

  • La joie se manifeste à l’idée de gagner quelque chose qu’on valorise.

Les émotions sont donc une porte d’accès vers ce que la personne valorise.

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