Trois mythes sur l'animation de rencontre

par Louis-Samuel Jacques le 29 janv. 2025 09:21:48

Nid d'oiseau vide.

 
 

Plusieurs mythes existent autour de l'animation de rencontre. Nous en déconstruirons plusieurs lors de notre atelier-conférence le 16 janvier, en voici trois aujourd’hui.

Mythe : La personne en autorité doit animer la rencontre

Si on veut s’assurer de tirer de la valeur d’une rencontre, on a avantage à clarifier qui assume les responsabilités de son design et de son animation.

Ça n’a pas à être le boss.

Mythe : Ça prend un agenda

Un agenda ou un programme de rencontre, c’est souvent utile.

Mais ce n’est pas nécessaire.

Une rencontre de haute valeur requiert une intention, pas un agenda.

Un agenda sans intention, c’est comme les arêtes du poisson sans la chair autour.

Pour les véganes : c’est le moule à pain sans le pain.

Pour les architectes : c’est la charpente de la maison laissée à elle-même, sans que la famille puisse habiter dedans.

Pour les médecins : c’est l’opération réussie sur un patient qui n’a pas survécu.

Si, comme responsable d’une rencontre, tu ne communiques pas l’intention, les personnes présentes vont s’en inventer une. Ces intentions individuelles pourraient alors servir le but commun, ou pas. C’est très aléatoire.

En langage de bureau, plusieurs appellent ça de la petite politique, mais ça peut prendre plusieurs autres formes : du défocus, de la dispersion, de l’insuccès, des rêves déchus.

Bref, si tu gères une réunion, aie une intention, pas juste un programme. Communique ton intention, pas juste ton programme. Débats sur l’intention, pas juste sur le programme.

 
Mythe : Animer une rencontre, ça se résume à donner des droits de parole
 
Les droits de parole sont au service des intentions primaires et secondaires du rassemblement et non la description du travail d’animation.

L’intention primaire réfère à l’intention première du rassemblement, par exemple consulter des experts; obtenir l’avis des personnes concernées; décider entre trois alternatives; etc.

Les intentions secondaires réfèrent à des objectifs qui s’ajoutent soit en appui à l’intention primaire (par exemple s’assurer que tout le monde se soit prononcé), soit durant la rencontre (par exemple retarder l’heure du lunch pour compléter une discussion, ou ajouter une pause pour s’énergiser).

De plus, plusieurs activités fonctionnent sans attribution de droits de parole. C’est le cas par exemple des brainstorms, des discussions en petits groupes, des moments où les personnes écrivent ou réfléchissent.

Renforçons un message : comme l’attribution des droits de parole, le choix des activités est aussi tributaire des intentions.

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