L'équilibre n'est pas un objectif, c'est un résultat | Ralentir, une FBI | Vise plutôt l'impact

par Louis-Samuel Jacques le 6 sept. 2024 00:00:00

<span id="hs_cos_wrapper_name" class="hs_cos_wrapper hs_cos_wrapper_meta_field hs_cos_wrapper_type_text" style="" data-hs-cos-general-type="meta_field" data-hs-cos-type="text" >L'équilibre n'est pas un objectif, c'est un résultat | Ralentir, une FBI | Vise plutôt l'impact</span>

La semaine dernière, nous avons mentionné que la croissance n’est pas une cible à atteindre, mais plutôt le résultat de la capacité d’apprendre, seul et en équipe.

L’équilibre est un autre objectif qui n’en est pas un

Mon expérience personnelle et avec de nombreux leaders et PDG enseigne que viser l’équilibre est voué à l’échec.

Un des problèmes, avec l'équilibre, c'est que ça mène souvent à un discours victimisant qui amène l'attention vers ce que devraient faire les autres (la société, l'économie, l'entreprise, les concurrents, les patrons, le conjoint, etc.).

C’est comme si le fait de viser l’équilibre vie-travail (ou, de façon plus réaliste : vie-travail-santé-amis-séries-médias sociaux-finances-spiritualité) conduisait à un paysage émotif rempli de frustrations, de déceptions, de préoccupations, de découragement et de fatigue.

Et comme les émotions sont contagieuses, le problème s’amplifie.

Comprenons-nous bien. Ce n’est pas mal de viser l’équilibre. L’idée, ici, c’est que le concept est souvent un piège. L’attention n’est pas au bon endroit.

Surtout que la réponse-réflexe des personnes qui cherchent l’équilibre est de ralentir, qui est souvent une FBI (acronyme pour fausse bonne idée).

Voici pourquoi.

Ralentir pour atteindre l’équilibre? FBI! (la plupart du temps)

Ralentir est un moyen auquel plusieurs réfèrent par réflexe pour atteindre l’équilibre. FBI (fausse bonne idée). Pas toujours - la plupart du temps.

Une analogie? OK. Prenons le vélo. C’est un sport d'équilibre, pourtant, le but n’est pas l’équilibre, mais plutôt - selon les personnes et les circonstances - se rendre quelque part, se tenir en forme, voir du pays, compétitionner, relever un défi.

Paradoxalement, c’est surtout quand on se met à se poser des questions sur son équilibre qu’on devient à risque de tomber.

Et là encore, la solution au déséquilibre n'est pas nécessairement de ralentir. Dans les solutions possibles, il y a : accélérer, regarder plus loin, choisir sa destination, choisir le chemin pour s’y rendre, mieux choisir la monture et l’équipement, se reposer, se former, s'entraîner, etc. Tous des éléments où ralentir n'a pas rapport.

Encore une fois… On n’est pas dans le jugement. Ce n’est pas mal de ralentir. Si ça te parle et que ça fonctionne pour toi, tant mieux! Mais si tu cherches encore, voici une suggestion.

Pour trouver l’équilibre, vise plutôt l’impact

L’équilibre est généralement le résultat obtenu quand on a de l’impact dans les sphères de notre vie qui comptent pour nous.

Observation personnelle : Les personnes qui ont de l’impact dans les catégories importantes de leur vie ne parlent jamais d’équilibre comme un problème.

Une façon d’avoir plus d’impact, de façon soutenue, avec moins d’efforts, est de reprogrammer ses habitudes. Les membres de TEC Canada peuvent écouter l’entrevue exclusive de 59 minutes avec James Clear, l’auteur de Atomic Habits, jusqu’au 21 novembre 2024. C’est excellent. Si tu n’as pas lu son livre, c’est presque obligatoire pour les leaders – ça donne des clés pour résoudre plusieurs de nos aspirations et défis. Et si tu l’as lu, cet entretien est un excellent rappel sur ce sujet infini. Il ajoute même un concept qu’il aurait aimé mettre dans son livre!

Une autre est de recadrer notre relation avec le temps. La science montre de plusieurs façons que notre attitude par rapport au temps influence notre bien-être, notre performance et notre générosité. Pour creuser la question, écoute cet épisode de 49 minutes de Hidden Brain mettant en vedette Cassie Mogilner Holmes et ses travaux. L’écoute de cet enregistrement devrait être un prérequis pour quiconque aurait le goût de dire « je n’ai pas le temps ».

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