3 idées de leadership en 3 minutes

La résistance au changement n'existe pas

Rédigé par Louis-Samuel Jacques | 7 août 2026, 09:00:00

Trancher vite fait sortir de l'information, mais peut te coûter cher

Te prononcer rapidement procure l'avantage de faire sortir de l'information utile : les gens réagissent à ta position et se dévoilent. Devant cette nouvelle information, il arrive souvent que tu changes d'idée.

Il y a des gens qui disent systématiquement « non » avant de finalement dire « oui ».

D'autres, c'est l'inverse : ils disent « oui » avant de dire « non ».

Toi, dans quel camp es-tu?

Ces deux réactions paraissent opposées, mais au fond, c'est le même phénomène : tu tranches avant d'avoir toute l'information. Ça a malheureusement trois désavantages : tu as l'air de changer d'idée, ta crédibilité en prend un coup, et tu génères de la confusion.

Il y a une troisième voie qui évite ces désavantages : au lieu de céder à l'urgence de trancher rapidement, tu peux montrer de la curiosité en posant des questions qui font sortir l'information la plus pertinente à la prise de décision.

Bilan de l'opération : 

  • Crédibilité : ↗️
  • Clarté : ↗️
  • Confiance : ↗️
  • Fun : ↗️
  • Qualité de la décision : ↗️

Les gens ne résistent pas, ils protègent quelqu'un ou quelque chose

Imagine un monde où la résistance au changement n'existerait pas.

Le rêve, non? 

Eh bien... tu vis déjà dans ce rêve sans t'en rendre compte.

Le concept de résistance au changement est un concept très « leader-centrique » : tes collègues ne résistent pas au changement, ils protègent quelqu'un ou quelque chose.

Il peut arriver qu'ils se protègent eux-mêmes, mais la plupart du temps, tu remarqueras qu'ils protègent l'organisation. De leur point de vue, à leur façon. 

Donc la prochaine fois que tu as le goût de te sentir victime de la résistance au changement des autres, au lieu de le prendre personnel, tu pourrais t'intéresser à leur perspective sur la situation, comment ils voient les objectifs, et ce qu'ils suggèrent.

Après, au besoin, tu pourras suggérer, proposer, ou même exiger des choses en connaissance de cause.

Le mot qui crée le conflit

Trouve l'intrus : Conflit | Désaccord | Différence d'opinions | Banane

La réponse : Conflit. C'est le seul qui est grave dans tout ça.

Donc, minimise ton utilisation du mot « conflit » et ses expressions dérivées (gestion de conflit, éviter les conflits, etc.) : tu te donnes du trouble pour rien parce que ce mot déclenche inconsciemment une réaction de menace, de défensive, ou d'évitement chez la plupart du monde, ce qui crée ou alimente le conflit que tu souhaites éviter. 

Choisis plutôt des mots moins dramatiques comme « désaccord », ou encore mieux : « opinions différentes », « perspectives importantes », ou « préférences différentes ».

Tu auras moins de drames en toi et autour de toi.