Revenons à la base...
Les humains vivent toutes sortes de tensions. Aujourd'hui, « tension » sera un terme englobant toutes sortes de concepts : contrariété, irritation, déception, frustration, impatience. On est à la limite du tourment ou de l'exaspération, mais pas tout à fait.
Ces tensions peuvent être liées à des événements externes, comme la météo ou la politique, internes, comme la maladie ou la fatigue, ou relationnels, comme la maladie de proches, des chicanes, un manque de respect perçu, etc.
Quand les humains extériorisent ces tensions, on dit typiquement qu'ils capotent.
Grâce à toutes tes années d'expérience, tu sais que comme humain, les occasions de vivre des tensions ne manquent pas - c'est l'abondance!
Or, comme on vit en société, on côtoie des humains. On est donc exposé à nos propres tensions et aussi à celles des autres régulièrement.
Toujours pas de surprise jusqu'ici?
L'affaire, c'est que les humains ont tendance à attribuer la responsabilité de leurs tensions aux autres, particulièrement aux humains qui sont en leur compagnie.
Que la contrariété soit d'origine externe, interne ou relationnelle ne change rien. Le cerveau se dit : « J'ai un problème, tu es à côté de moi, tu es donc responsable de mon malheur » (remarque que le cerveau tend à exagérer, il passe vite de la tension au malheur et pas n'importe quel malheur, car les personnes autour de nous sont importantes, on se voit avec elles toute notre vie et là, si j'ai des tensions et que je pense que l'autre en est la source, c'est le malheur et pas n'importe lequel, c'est le malheur É-TER-NELLLLLLL).
On arrive au punch : Arrête de capoter parce que les autres capotent. Ce n'est pas le fun que les autres capotent, mais si tu capotes parce que tu as l'impression qu'ils capotent, tu deviens la personne qui capote selon leur perspective, et ça leur donne une excuse de capoter.
Préviens le capotage en série, le carambolage émotif ou, dans un langage plus sobre, la propagation des tensions. Voici deux façons de le faire.
Tu n'as pas fini d'avoir des tensions. Quand tu vas les vivre, facilite le travail des autres et communique sans les propager.
Tu peux utiliser le modèle de l'excellent Marshall Rosenberg servant à formuler un message pour prévenir une réaction défensive de l'autre et donc à avoir des discussions productives, même quand les tensions sont élevées.
Ça s'appelle la communication non violente (CNV). Le nom est terrible, on s'entend. Mais ce modèle fonctionne avec une efficacité déconcertante.
En 60 secondes, tu dis ce que tu as observé ou entendu; comment tu te sens; de quoi tu as besoin; ta demande.
Ça a un début et une fin et ça requiert d'organiser ses idées (ce qui en soi estompe les tensions). Voici un visuel moins bébé-lala que ceux qu'on voit dans Google Images.
Essaie-le. Les résultats sont intéressants :
Je te souhaite que le monde te parle en utilisant ce modèle. Ta vie serait tellement plus simple. Mais comme je souhaite aussi le bonheur éternel à tout le monde, l'abolition de la guerre et la gomme balloune gratuite à tous les enfants qui sont nés depuis la disparition des dinosaures, tu es mieux d'avoir un plan B.
Et surtout un plan dont l'exécution dépend de toi à 100%. Le voici : Applique la CNV à l'inverse pour ne pas dépendre de la qualité de la communication de l'autre.
Une personne vit des tensions capote en ta présence? Au lieu de capoter aussi, intéresse-toi à elle et demande-lui : Qu'est-ce que tu as vu? Qu'est-ce que tu as entendu? Qu'est-ce qui te frustre là-dedans? De quoi as-tu besoin? Quelle est ta demande?
On aide alors la personne à se comprendre elle-même, à se calmer et surtout, à formuler une demande.
Après, si on a une demande à gérer, on peut dire oui, on peut dire non, on peut négocier, on peut proposer quelque chose qui nous paraît plus utile. Une demande est beaucoup plus facile à gérer qu'une tension, surtout si elle n'est pas comprise.
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